faille du pont

Mathilde LAIGLE

Est une historienne française du début du XXe siècle, née le  à Vandoncourt et morte le  à Beaumont-de-Pertuis.

Elle est remarquable à plusieurs titres : elle est une des premières femmes françaises diplômées de l’enseignement supérieur américain1 ; elle est la première à avoir publié une édition critique du Livre des trois vertus de Christine de Pisan, parcourant l’Europe et ses bibliothèques à la recherche des premières éditions de l’œuvre ; elle a publié un essai sur le milieu historique et littéraire de Christine de Pisan qui, outre une controverse avec Ernest Langlois, lui a valu d’être aujourd’hui reconnue comme une des pionnières de l’histoire des femmes ; enfin c’est une des premières femmes françaises à avoir enseigné à l’université (aux États-Unis, au Wellesley College) et à avoir participé à de nombreux ouvrages collectifs en anglais.

Édouard MONTAVON

Né le 7 décembre 1888 à Dasle (Doubs), exécuté sommairement le 19 août 1944 à Vandoncourt (Doubs) ; forgeron et agent de maîtrise usines Peugeot ; résistant des Forces françaises combattantes (FFC), réseau César Buckmaster et des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Pierre Montavon était le fils de Pierre Édouard, ouvrier de fabrique et de Louise Brenet, ouvrière de fabrique. Il se maria le 17 février 1912 à Vandoncourt avec Virginie Catherine Masson. Il était domicilié à Vandoncourt. Il exerçait le métier de forgeron avec le grade d’agent de maîtrise aux usines Peugeot.
Il fut élu maire de Vandoncourt en 1921.
Il entra dans la Résistance très activement en 1942 et commanda des sabotages ferroviaires et industriels. Étroitement surveillé, il dut entrer dans la clandestinité en 1943 au maquis d’Écot.
Il fut dénoncé et le 10 août 1944 alors qu’il rentrait au village, il fut arrêté avec son fils Edmond. Il fut torturé près du Pont Sarrazin et finalement abattu le 19 août 1944 dans la Sapinière de Vandoncourt, qu’il avait lui-même plantée. Son fils, déporté mourra en camp de concentration.
Il obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué au grade de lieutenant des Forces françaises combattantes et des Forces françaises de l’intérieur (FFI) et au titre de « Déporté et interné résistant » (DIR), dossiers SHD GR 16 P 427524 et AC 21 P 600291 (non consultés).
Il reçut la Légion d’honneur, la Médaille de la Résistance par décret du 22 septembre 1953 (JO du 27/10/1953) et la Médaille de la Victoire.
Son nom figure sur le monument de la Libération, à Besançon, sur le Mémorial du maquis, à Écot, sur le monument commémoratif, à Pierrefontaine-lès-Blamont, sur le monument aux morts et sur la stèle commémorative Lieutenant Montavon, à Vandoncourt (Doubs) qui porte l’épitaphe suivante : « A la mémoire d’Édouard MONTAVON Maire de Vandoncourt Lieutenant F.F.I. assassiné par les bandits Hitlériens le 19 août 1944. La commune et ses amis reconnaissants – Passant recueille, toi, car c’est ici que tomba en martyr de la liberté une noble figure de la Résistance française ».

Étienne Dormoy

Né le  à Vandoncourt, France, et mort le  à San Diego, Californie, est un pionnier franco-américain de la construction aéronautique, concepteur du premier avion à fuselage monocoque construit aux États-Unis, à obtenir une certification aéronautique américaine et du premier autogire à hélice propulsive.

Peugeot

Le nom des Peugeot apparaît au XVe siècle à Vandoncourt, humble village de la seigneurie de Blamont dépendant du comté puis principauté de Montbéliard.

Les ancêtres de la famille sont laboureurs et maires du village de Vandoncourt mais ils s’intéressent très tôt à des activités artisanales, travail de la laine et fabrication de clous. Ainsi, Regnaud Peugeot (décédé en janvier 1676) est cloutier à Vandoncourt au milieu du XVIIe siècle, son frère Claude le Viel, aubergiste au village. Deux fils de celui-ci, Jean et Benoît, qualifiés de plus gros propriétaires du village, sont reçus « bourgeois » de Montbéliard à titre « forain » en 1694 ; l’année suivante, ils prennent à bail le haut-fourneau de Meslières dans la toute proche vallée du Gland. Cet établissement avait été construit en 1683, pour le prince de Montbéliard, par le directeur de ses forges d’Audincourt. À la fin de leur bail de trois ans, les frères Peugeot cessent leur activité, interruption due à des circonstances économiques et politiques défavorables. Louis XIV occupe la seigneurie de Blamont en 1699 et s’en octroie définitivement la souveraineté ; coupée du comté de Montbéliard, la forge de Meslières perd son intérêt économique, elle souffre aussi de l’irrégularité du cours d’eau et de difficultés d’approvisionnement en bois. Jean et Benoît abandonnent la forge et regagnent leur village, première tentative manufacturière avortée de la famille Peugeot.

Jean-Pierre MAILLARD-SALIN

En 1971, dans un petit village aux abords de Montbéliard, une révolution est en cours. Une révolution discrète, pacifique et citoyenne.

À Vandoncourt en 1971, le nouveau maire, Jean-Pierre Maillard-Salin expérimente une nouvelle forme de gestion administrative : la démocratie participative.

En associant toute la population du village à la vie publique, il voit naître une floraison d’actions collectives : conseil des jeunes, des anciens, associations, chantiers bénévoles, responsabilisation des citoyens. Les médias régionaux et nationaux de l’époque s’emparent de l’histoire du « village aux 600 maires ».

« Par le jeu de la démocratie, nous sommes chargés de conduire le village dans son évolution, au sein d’une civilisation en pleine mutation. Nous voulons le remettre à nos successeurs, à ces jeunes qui prendront le relais, avec un capital enrichi, avec les trésors du passé. « J-P. Maillard-Salin »

Depuis lors, les Damas, comme on appelle les citoyens du village, ont repris possession de toutes les décisions et actions politiques qui sont engagées par leur mairie. Transparence, écoute, considération et entraide sont les maîtres mots de cette politique rafraîchissante qui redonne une place centrale aux citoyens.